Après le relais simple mixte, le double mixte ?
Rédigé le 1er avril 2016


L’IBU planche tout simplement en ce moment sur la mise au point d’une version « double » du single mixed relay.

Cette nouvelle variante de course permettra de faire coup double :
- augmenter (c’est à dire doubler) le nombre de participants
- tout en conservant le principe de base de ce relais bien particulier qui consiste à alterner à deux reprises relais dame et homme, une formule qui fait notamment le succès du fameux World Team Challenge de Schalke.

Il s’agit en fait d’un savant panachage entre une patrouille (par équipe) et un relais constitué de deux hommes et deux femmes. Au lieu d’enchaîner 4 relais individuels à la suite comme sur le relais mixte classique, les biathlètes devront courir en binôme (une paire masculine, l’autre féminine). Les couples devront par la force des choses progresser ensemble sur la piste car les temps seront de toute façon pris sur le ou la deuxième biathlète du binôme. Sur le pas de tir, les deux biathlètes tireront l’un(e) à la suite de l’autre (en alternant l’ordre à chaque passage, celui ou celle qui a tiré en premier au premier couché tirera en second au deuxième couché, et vice-versa, idem pour le tir debout), sur le même tapis, soit 5 + 5 cibles à abattre.
Deux fois plus de balles à tirer pour une épreuve deux fois plus spectaculaire !
A l’issue du double tir, les éventuelles pénalités seront sommées et les deux biathlètes devront parcourir (ensemble) le nombre de tours correspondants sur l’anneau de pénalité de 75 m.

Y a pas plus simple finalement : c’est en gros la même règle que celle du relais simple mixte mais revue en double.

 
Interrogé après avoir pris connaissance du projet de l’IBU, l’ancien biathlète Alexis Boeuf, brillamment reconverti en consultant TV, n’a pas caché son enthousiasme :

« c’est assez incroyable de voir l’IBU inventer encore de nouvelles courses comme ça ! »

...mais aussi son scepticisme :

« ça va quand même être compliqué à mettre en place »

Une analyse semble-t-il partagée par son compère Guillaume Claret ("la voix" du biathlon sur l’Equipe21) qui abonde dans le même sens :

« Oui, déjà qu’avec les formats de course actuels c’est compliqué, là ça va être encore plus compliqué, même si pour nous commentateurs qui restons bien au chaud dans les cabines ce ne sera pas forcément plus compliqué que d’habitude »

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